Quand on parle d’immaturité émotionnelle, il ne s’agit ni de folie, ni de faiblesse, ni d’un manque d’intelligence.
Il s’agit d’un homme ou d’une femme qui réagit depuis ses blessures, au lieu de répondre depuis son cœur adulte.
Deux êtres qui ont appris à se protéger plutôt qu’à se rencontrer. À survivre dans le lien, plutôt qu’à s’y déposer. À vouloir avoir raison, plutôt qu’à comprendre.
Mais derrière tout ça, il y a souvent un petit garçon et une petite fille blessés, qui n’ont pas été entendus. Et qui, aujourd’hui encore, se parlent à travers leurs blessures au lieu de se parler d’amour.
Ils se punissent par le silence ou le retrait
Quand l’un se sent blessé, incompris ou pas reconnu, il se ferme. Il se tait. Il crée de la distance, croyant que c’est ainsi qu’il se protège.
Mais en réalité, chacun espère que l’autre viendra le chercher. Sans oser le dire. Sans oser montrer sa douleur.
Et à force d’attendre que l’autre comprenne sans mots, ils se perdent dans le non-dit. Jusqu’à ce que le lien s’étouffe sous le poids du silence.
Ils expriment leurs besoins à travers des reproches, pas depuis leur vulnérabilité
« Tu ne m’écoutes jamais. » « Tu t’en fous. » « Tu n’es jamais là quand j’ai besoin de toi. »
Derrière ces phrases, il y a souvent une seule vérité : ? “J’ai peur de ne pas compter pour toi.”
Mais le reproche ferme le cœur. Et plus ils se défendent, plus ils s’éloignent. Parce qu’ils se parlent depuis leur douleur, pas depuis leur amour.
Ils communiquent dans l’émotion brute, pas dans la conscience
Elle pleure, il s’énerve. Il crie, elle se ferme. Et chacun finit par dire des mots qu’il regrette une heure plus tard.
Pas parce qu’ils sont toxiques. Mais parce qu’ils sont blessés. Et qu’ils n’ont pas encore appris à contenir leur émotion sans accuser l’autre.
Résultat ? Deux âmes qui s’aiment, mais qui se détruisent à force de ne pas savoir se parler.
L’immaturité émotionnelle, ce n’est pas un défaut. C’est une étape qu’on traverse avant d’apprendre à aimer consciemment.
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