On parle beaucoup d’authenticité de nos jours. J’ai toujours essayé de l’être le plus possible mais quand j’y repense, je crois que j’étais loin du compte dans ma jeune vingtaine. Il a fallu que je comprenne d’abord la réelle signification de ce mot et que je fasse une introspection. J’ai passé mon système de valeurs au peigne fin.
Dans l’éducation que j’ai reçu, on ne parle pas de nos problèmes aux autres. On ne montre que le beau côté des choses. Il y a du bon là-dedans. On est toujours souriant et positif mais l’image qu’on projète est celle d’une personne qui n’a aucun problème et qui n’a surtout jamais besoin d’aide.
J’ai perdu des amies dans ce contexte. Probablement qu’elles étaient mal à l’aise de se confier à moi, de parler de leurs problèmes à elle et qu’elles croyaient que je n’allais pas comprendre puisque au-dessus de tout ça. C’était pourtant loin de la vérité. J’ai eu mes épreuves et mes difficultés moi aussi. Tous les non-dits mènent inévitablement vers de la confusion et de mauvaises interprétations.
C’est une bonne chose d’être plus transparent. De parler de ce qu’on vit dans les bons et les mauvais moments. Ça montre une vie collée à la réalité plutôt qu’une image pré-fabriquée. Les autres se reconnaissent ou peuvent ressentir plus d’empathie mais surtout plus de compréhension.
J’ai souvent réalisé qu’en parlant de nos soucis, on attire de bonnes informations, de bons conseils pour trouver des solutions. Mon métier de coiffeuse m’a beaucoup aidé à devenir plus authentique. Les rapports d’humain à humain deviennent plus profonds et avec un miroir braqué sur soi à journée longue, il n’y a pas grand chose qu’on peut cacher!
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